JAMES VAUTIER (1855-1935)

à 40 ans, en 1895


Biographie

Il naquit (1855) et vécut (ainsi que son frère Adolphe, 1858) à Carouge, au 355 rue St Léger, futur 17-19 rue Vautier, dans l'immeuble du XVIIIème siècle faisant partie de l'usine.
Leur grand'mère maternelle, Mme Cécile Sauvan, née Bandelier (de Sonceboz)  quitta son Jura natal pour venir seconder son gendre Moïse Vautier à Carouge . Elle  éleva ses deux petit-fils, au décès de sa fille qui survint quelques mois après la naissance d'Adolphe.

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<-- Moïse et ses deux fils:

 
James en 1857 (2 ans)  -->

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Il suit les écoles de Carouge (dite des Prisons) et du Collège Calvin.

<--  À 10 ans vers 1865

De 13 à 35 ans: (001) -->

Il apprend le piano. En 1868-69, il fait un stage linguistique à Aarau, dans la famille Gouzy. Il poursuit ses études de piano. Il devient cadet d'artillerie.
En 1873, il se rend pour 2 ans à Manchester en Angleterre (voir passeport) pour apprendre l'anglais.

 

Vers 1878, James (23 ans) et son frère (20 ans)



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           J'ai retrouvé quelques dessins de jeunesse, qui dénote déjà un talent artistique certain:


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Il épousa à 22 ans, en 1877, Hélène Camps dont il eut deux enfants: William (1878-1945) et Cécile (1884-1885).

Après son premier mariage, il collabora quelques années à l'usine de son beau-père Camps à Annemasse.

Il fut veuf à 42 ans, sa femme étant décédée  de la tuberculose en 1897.

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Il épousa en deuxième noce ma grand'mère Alice Rutty, en 1899 à Paris.
Ils eurent deux enfants : mon père Fernand (1900-1980) et mon oncle George (1901-1961). 

 

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Ma grand'mère,
Alice Vautier-Rutty

     Enceinte de mon père

    et de mon oncle



Alice chez son père Eugène Rutty, à Cologny, les dimanches en famille.

 

James et Alice acquièrent le 2 chemin du Châtelet à la Roseraie (GE) et y emménagent en mars 1915. 


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Industriel  : il reprit, à Carouge, la direction de la fabrique de limes, burins et échoppes d'une centaine d'ouvriers, créée par son grand-père Samuel.
Il mena parallèlement une vie artistique en tant que baryton d'opéra lyrique du Grand Théâtre de Genève. (voir ci-dessous)

De 18 à 80 ans

      A 40 ans

en 1895

A 48 ans et à 67 ans avec ses deux fils


L'uniforme de carabinier genevois (modèle 1862) qu'a porté James Vautier

     A 60 ans environ 1915

    A 70 ans  environ 1925


En 1927, il est nommé Officier de l'instruction publique et des Beaux-Arts (rosette violette)  

Certificat signé par Ed. Herriot


Buste de James Vautier , dédié à ses deux fils et  réalisé par Pedro Meylan en 1927

      A 78 ans, le 5 juin 1933, sur le pont du Mont Blanc

    A 80 ans en 1935


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Il décéda le 26 novembre 1935

Culte au domicile et honneurs rendus devant le 19 Bd G. Favon, puis incinération à
St Georges et enterrement dans le caveau de famille à Carouge.



Vie récréative carougeoise et excursions

Place d'armes à Carouge  James V. et Rouge à vélos. Adolphe au fouet.

Sorties à vélos (Moïse, James et Adolphe)

Descente du Rhône

Diverses excursions (1899 à vélos, 1917 St Moritz, Chamonix etc.)

                Champéry

Apéro et déguisements

"Jean qui rit et Jean qui pleure"

       Le Cercle du Léopard

En 1926 (à 71 ans) à la Belotte au chalet et sur la "Walkyrie" de son ami Ramel avec l'ancien  procureur de la République Navazza

      Société de Tir carougeoise

Excursion à St Moritz (Août 1917)


Vie artistique

1er prix de chant du conservatoire de Genève (1889). 
 Elève de Léopold Ketten, qui le recommande à l'illustre Faure (de l'opéra de Paris) .
Il jouait du piano.
 De 1889 à 1899 , c'est à dire de 34 à 44 ans,  il fit de nombreuses tournées en France (villes d'eau) et à l'étranger.
Il passa notamment à Paris, Londres (en anglais), Rouen, Nantes, Lille, Bordeaux, Lyon,  Bruxelles, Genève (3 saisons : 1892,1893 et pendant l'Exposition nationale en 1896), Angers, Le Havre, Tunis, Royat, Troyes, Valence, Etretat, Lausanne, Liège, Mons, Roubaix, Saumur, Cholet, Gand etc.
Il joua dans : Miss Elyett,  Les 28 jours de Clairette , Si j'étais roi, La Mascotte, Le Pays de l'Or, etc.
                  

 

Il fut Escamillo dans Carmen, Le capitaine Anthonis dans L'enlèvement de la Tolédad, le marquis de Saluce dans Grisélidis (de Massenet) joué avec sa femme Alice, chez M. et Mme. Rambert en 1903, l'Ermite dans Lydéric  etc.

      

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            Dans divers rôles ---->


Il fut le créateur à Lille en 1895 du rôle de L'Ermite dans "Lydéric" et à Genève du "Pays de l'Or".
Il fut l'ami de Jacques-Dalcroze, du compositeur Audran (auteur de la Mascotte et de Miss Helyett), de Robert Planquette (auteur de Rip et des Cloches de Corneville).


Sociétés et vie politique

MEMBRE :  - En 1878 de la société des Carabiniers du Creux-de-Genthod .
                  -en 1880 de la société vaudoise des Carabiniers (Yverdon)
                   -reçu membre de la Tribu des Pieds Noirs, section Aviron.
                  - Parti radical, conseiller municipal de Carouge de 1914 à 1918.
                  - Député au Gd Conseil de Genève de 1923 à 1927.
                   -Président d'honneur du Cercle du Léopard à Carouge (40 membres)
                  - des Vieux Grenadiers.
                   -du conseil d'administration de la Caisse d'Epargne de Genève.( de 1911 à 1935)
                   -de l'Union des faiseurs de limes du canton de Genève( société de secours mutuels)
                   -de la commission consultative du Gd Théâtre (1931-1935)
                   - etc.

Décoration : Officier de l'instruction publique et des Beaux-Arts (rosette violette)  Certificat signé par Ed. Herriot !

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II habita (après Carouge):


Avec sa 1ère femme et leur fils William,  au 8 rue Prevost Martin (sans accent aigu sur le "e" pour les différencier des Prévost français) à  Plainpalais, près de la place St Augustin.

Avec sa 2e femme, dès leur mariage (1899), au 33 rue Prevost Martin.
                
De 1901 à 1904, au 2 Rond Point de Plainpalais (6 pièces au 3ème droite,1300 fr./an)

puis au 29 rue Prevost Martin

puis dès mars 1915 au 2 chemin du Châtelet, dans le quartier de  la Roseraie. Le chemin appartenait à la villa "le Châtelet", construite vers la fin du 19ème siècle par le professeur François (parisien d'où l'origine du nom "Le Châtelet").  

Il en déménagera le 14 déc.1920, avec ses 2 fils, pour habiter dès l'instance de son divorce (prononcé le 22.2.1921) au 19 Bd Georges Favon (2ème étage) ;  2500 fr./an, 3 ch. à coucher , chauffage central, 1 domestique (80fr./mois) avec son fils Fernand (et de 1928 jusqu'à son décès,  en nov.1935, avec Germaine, la 1ère femme de Fernand).

En février 1919, il se rend à Milan pour affaires. En mars, à la foire de Lyon.

En 1920, il achète sa 1ère voiture (6000fr.) qui lui permit de faire plusieurs voyages en Suisse avec ses fils (Fernand et George).


En 1923, fait un voyage à Bordeaux, avec ses 2 fils, , en passant chercher à Paris son deuxième fils George, qui y travaillait.

Il allait en cure à Baden et à Yverdon-les-Bains.